FONTENAY ANIMATION prépare : la guinguette du 29 juin la fête des moteurs du 30 juin
FONTENAY ANIMATION prépare : la guinguette du 29 juinla fête des moteurs du 30 juin

Les flonsflons de la guinguette

 

 

 

Ce 29 juin 2019, les trésifontains et leurs trésivoisins coiffés, qui de son canotier, qui d'un chapeau-cloche, viendront jouir de l'ombre des tonnelles installées par nos bénévoles inspirés aux abords de la Halle de la Gare. Certes, ce n'est pas au bord d'un cours d'eau ou même d'un ru ! Elles le seront toutefois près du flot d'un petit vin blanc, guinguet des siècles passés, servi bien frais par nos bénévoles à côté de la pompe à bière ou de la bouteille de jus d'orange.

On pourra aussi l'accompagner d'un casse-croûte ou d'un cornet de frites avant d'aller guincher le musette au son de l'accordéon puis de s'évaporer, sans Gégéne comme les tourtereaux, faire son Roméo pour sa Juliette, elle dans sa robe blanche, lui dans son « nique poker à carreau ». Et où ça ? Eh bien, dans les bois de la Garenne ou dans des prés, du côté, du côté... de ce côté-là. Il y en a foison sur les bords du Bréon...

Et quand notre guinguette aura fermé ses volets et que nous aurons éteint ses lampions, il sera l'heure d'aller dormir pour être d'attaque au petit matin du 30 juin pour se rendre à notre Fête des Moteurs, leurs teuf-teuf et leurs vroum-vroum, qui auront remplacé les flonflons de la veille.

Histoire des guinguettes

Les guinguettes se développent à la fin du 17ème siècle. Elles fleurissent dans les villages voisins de la capitale, comme Belleville ou Montmartre, afin d’éviter l’octroi, ancienne taxe sur les marchandises entrant dans Paris. Le vin produit dans les vignobles situés autour de Paris, alors appelé « ginguet » ou « guinguet », est ainsi vendu moins cher.

 

Vers 1860, Paris s’agrandit et annexe les villages. Dès lors, les établissements émigrent sur les bords de Marne et de Seine, associant désormais l’environnement de la rivière aux plaisirs de la table et de la danse. Le mot guinguette est en effet lié aussi au mot « guiguer » ou « giguer », qui signifiait sauter. Cependant, une évolution se fait sentir avec l’élévation du niveau de vie qui accompagne l’industrialisation du 19ème siècle. Les tenues endimanchées deviennent à cette époque de rigueur dans ces lieux avec, entre autre, le port du canotier. Deux autres fonctions s’ajoutent alors à celles de manger, boire et danser : celle de voir et d’être vu.

 

A la fin du 19ème siècle, une forte immigration italienne dans l’est parisien introduit la nouveauté de l’accordéon.

 

Enfin, en 1906, la République généralise le repos hebdomadaire. Cette décision permet aux Parisiens de s’échapper dans une campagne devenue facile d’accès grâce aux progrès des transports. Les bords de Marne deviennent des lieux familiers et appréciés. La tradition orale veut que l’on comptabilise plus de 200 guinguettes... Ces dernières ont très largement inspiré des artistes musiciens, peintres, écrivains, photographes, et cinéastes.

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